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Selon le type de consultant,
salarié ou indépendant, la base de l’estimation est un point de rencontre
entre :
– la valeur de ce qui est apporté et mis en œuvre par le
prestataire.
– la valeur, ou l’intérêt, que va en retirer le client.
La structure du prix prend en
compte :
-
le coût de la
logistique (déplacements, outils utilisés, valeur de la compétence),
-
la valeur du
temps, elle est estimée selon l’analyse des étapes du cahier des charges, selon les interventions
extérieures.
Le prix de la prestation additionne toutes les composantes : le prix du temps et la logistique, et le bénéfice à en tirer pour le consultant.
Le consultant doit mener une importante enquête
lorsqu’il intervient sur un nouveau marché, et mener une bonne étude de la
concurrence à chaque intervention. Une fois le prix de base constitué, le
consultant prétend à un bénéfice à en tirer. Il faut noter que le prix du
temps estimé est par principe deux fois plus élevé que le salaire net de chacun
des intervenants.
Pour fixer le prix, il faut que celui-ci rentre dans l’enveloppe budgétaire du client. Le consultant peut alors négocier son prix sur la nature, et l’importance ou la récurrence
de la mission, sur sa méthodologie, ses outils de mise en œuvre etc.…et le
justifier. Il advient que le prix est un facteur de crédibilité. Il se négocie
sur une petite proportion et la négociation peut porter sur les délais de la
mission. Le client avisera au final sur
la pertinence de l’ensemble de la proposition, dans le fond et dans la forme et
sur les qualités perceptibles du consultant, entre autre la confiance
dégagée.
Pour calculer les honoraires, il existe plusieurs
méthodes de facturation qui sont les suivantes :
- Taux journalier / Taux
horaire, cette méthode est pratiquée pour une courte mission, aussi bien par le
consultant indépendant que par le consultant salarié. Pour ce dernier,
l’inconvénient de cette méthode est que son employeur ne connaît pas d’avance le
budget définitif alloué à la mission du consultant.
- Forfait, c’est la
méthode la plus courante. Le consultant
à son compte ou l’employeur paye un prix
fixe pour l’ensemble de la mission. Ce prix n’est généralement
pas révisable et ignore dans une certaine mesure le temps passé.
- Le paiement lié au
résultat. Les deux parties peuvent se mettre d’accord sur un
paiement lié à la réussite de la mission. C’est ce que l’on appelle les « success fees ». Elles sont
payables lorsque les objectifs mesurables préalablement définis sont atteints.
Il est nécessaire de faire preuve de beaucoup de prudence avec ce mode de
paiement : motivant pour l’entreprise, il suppose la bonne foi et une
grande confiance des deux parties.
Ces méthodes de facturation peuvent s’associer sur un même contrat.
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